Renseignements de Pays

    Data & Statistics

    cog
    Total population (2015) 4,620,000
    Gross national income per capita (PPP international $, 2013) 4
    Life expectancy at birth m/f (years, 2015) 63/66
    Probability of dying under five (per 1 000 live births, 0) n/a
    Probability of dying between 15 abd 60 years m/f (per 1 000 population, 2013) 288/245
    Total expenditure on health per capita (Intl $, 2014) 323
    Total expenditure on health as % of GDP (2014) 5.2

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    Country Health Topics

    Le Profil de Santé du Pays présente un aperçu de la situation et des tendances des problèmes de santé prioritaires, ainsi que le profil du système de santé, y compris une description des cadres institutionnels, des tendances de la réponse nationale, et des principaux problèmes et défis. Son objet est de promouvoir la prise de décisions fondées sur des bases factuelles dans le domaine de la santé, en recourant à une analyse approfondie et rigoureuse de la dynamique de la situation sanitaire et du système de santé du pays.

    Le Profil de Santé du Pays est mis à jour sur une base régulière. 

    • Accès aux médicaments

      L'analyse de la situation du secteur pharmaceutique réalisée en 2003 avait fait ressortir un certain nombre de problèmes prioritaires dont la résolution nécessitait l'élaboration d'un cadre de référence permettant au Gouvernement, aux différents acteurs et partenaires du secteur pharmaceutique d'orienter et de coordonner leurs interventions.

      La politique pharmaceutique nationale a ainsi été élaborée et adoptée en mai 2004 afin de : (i) assurer un développement harmonieux du secteur de la pharmacie et de la biologie médicale, (ii) améliorer la disponibilité, l'accessibilité des populations aux médicaments, (iii) garantir la qualité des médicaments et des réactifs de laboratoire et (iv) assurer un usage rationnel des produits du domaine pharmaceutique. Un plan de mise en œuvre a été élaboré en novembre 2005, fixant les responsabilités et les délais.

      En 2006, une évaluation du secteur pharmaceutique conduite avec l'appui technique et logistique de l'OMS a révélé une faible disponibilité des médicaments essentiels au niveau des formations sanitaires publiques. Aucune de ces formations ne dispose de l'ensemble des médicaments retenus pour la prise en charge des maladies prioritaires.

      Cette faible disponibilité est accentuée par de fréquentes ruptures de stocks tant dans les formations sanitaires publiques que dans les entrepôts publics, qui sont dues entre autres à l'absence d'outils de gestion adéquats, d'un système d'approvisionnement et d'une centrale d'achat performante au niveau nationale. La Centrale d'Achat de Médicaments Essentiels (COMEG), qui est chargée d'approvisionner les formations sanitaires publiques n'a démarré ses activités qu'au mois de mars 2006 et n'approvisionne encore que quelques formations sanitaires de Brazzaville.

      Les conditions adéquates de conservation des médicaments ne sont pas respectées. Seules 8% de l'ensemble des formations sanitaires publiques remplissent les huit critères retenus pour apprécier ces conditions à savoir, température, aération, lumière, humidité, rangement, zone d'entreposage à froid, classement et absence de signes de parasites. Aucun entrepôt public ne remplit ces huit critères. Ceci a une incidence considérable sur la qualité des médicaments qui sont dispensés surtout qu'aucun prélèvement n'est effectué en vue d'un contrôle qualité.

      Les schémas thérapeutiques standards ainsi que la liste nationale des médicaments essentiels, bien qu'adoptés et régulièrement révisés ne sont pas suffisamment vulgarisés. Les dernières éditions qui datent de 2006 ne sont pas encore publiées. Ceci a un impact considérable sur l'usage rationnel des médicaments. Les antibiotiques par exemple sont très fortement prescrits même lorsqu'ils ne sont pas recommandés comme dans les diarrhées simples de l'enfant ou dans les insuffisances respiratoires aigues à l'exception des pneumopathies. L'absence de supervisions régulières par les équipes cadres de district accentue ces dérives thérapeutiques.

      Les coûts des traitements restent élevés tant dans le secteur public que dans le secteur privé, bien qu'il existe dans les formations sanitaires dites rationalisées, un ticket modérateur qui permet au patient de bénéficier de la consultation médicale, des examens de laboratoire et des médicaments prescrits. Mais le faible niveau de revenu des populations dans ce contexte de pauvreté ne permet pas toujours de faire face aux frais nécessités par un épisode de maladie. Ce qui fait que l'automédication reste toujours une voie de recours très utilisée avec notamment le recours à un vendeur ambulant.

      C'est ainsi que le Gouvernement avec l'appui des partenaires œuvre à :

      Améliorer la disponibilité des médicaments par:

      • Le renforcement des capacités de la COMEG à approvisionner les entrepôts publics et les formations sanitaires publiques sur l'ensemble du territoire.
      • La dotation des formations sanitaires publiques d'un stock de démarrage permettant de constituer un fond de roulement et d'assurer le renouvellement régulier des stocks.

      Améliorer la gestion des stocks par :

      • La mise en place des outils de gestion adéquats ;
      • L'élaboration et la mise en œuvre d'un plan d'approvisionnement des formations sanitaires publiques ;
      • La formation des personnelles à la gestion des médicaments utilisés dans les formations sanitaires.

      Améliorer l'accessibilité financière aux médicaments par :

      • La poursuite de la rationalisation des formations sanitaires qui vont permettre d'intégrer toutes les charges inhérentes à la gestion adéquate d'un épisode de maladie ;
      • Le renforcement du système de recouvrement des coûts au niveau des entrepôts et des formations sanitaires ;
      • Une étude des prix des médicaments.

      Améliorer la qualité des médicaments dispensés par :

      • L'aménagement des infrastructures chargées du stockage des médicaments dans les entrepôts publics et les formations sanitaires ;
      • La mise en place de procédure pour la réception, le stockage, la manipulation et la dispensation des médicaments dans les entrepôts et formations sanitaires ;
      • La réalisation de prélèvements de médicaments utilisés dans les formations sanitaires pour un contrôle qualité.

      Vulgariser les schémas thérapeutiques standard de la liste des médicaments essentiels

      Former les praticiens à l'utilisation des schémas thérapeutiques standards et à la prescription en DCI

    • Hygiène et assainissement du milieu

      Santé et environnement au Congo

      Le Congo est l'un des pays les plus urbanisés d'Afrique au Sud du Sahara. En effet près de 70% de la population vivent dans les quatre principales villes du pays. Cette urbanisation accélérée se fait, malheureusement au mépris des plans directeurs d'urbanisme et des schémas directeurs d'assainissement. Le Congo est un pays en situation de post-conflit. Après des années de guerre civile à répétition, la situation économique du pays reste marquée par un lourd passif : dette extérieure énorme, infrastructures publiques obsolètes ou détruites par les conflits. En 2005, la population totale du pays était estimée à 3 551 500 habitants, 1 779 300 personnes vivent en dessous du seuil de la pauvreté soit un ratio de 50.1%.

      En dépit de l'importance de son réseau hydrographique et de son abondance pluviométrie, le taux de desserte en approvisionnement en eau de consommation humaine est estimé à environ 69% pour l'ensemble du pays. Le taux de couverture en assainissement collectif est de 24% en milieu urbain. Très peu de ménages disposent des installations sanitaires hygiéniques. En effet, en milieu urbain seulement 9% de ménages disposent de latrines type fosses septiques et 0.5% de ménages en milieu rural.

      La gestion des déchets biomédicaux pose un réel problème de santé publique et d'environnement. L'estimation de la production minimale annuelle de ces déchets est d'environ 341 tonnes pour les hôpitaux, les laboratoires et les CSI à PMA élargie au Congo . Les formations sanitaires ne disposent pas de politique ni de directives de gestion de déchets biomédicaux. Elles n'ont pas pour la plupart de services d'hygiène hospitalière appropriés et organisés. Les déchets solides biomédicaux sont jetés dans des décharges sauvages sans traitement préalable.

      L'exploitation pétrolière off shore et on shore à Pointe Noire et dans ses environs contribue énormément à la pollution de la façade atlantique du Congo et de l'air principalement au niveau du terminal de Djéno, de la raffinerie, des sites d'extraction de la Pointe Indienne et de Kondi ainsi que leurs alentours.

      La pollution atmosphérique est aussi observée pendant les heures de grand trafic automobile et le soir au coucher du soleil. En effet, 90% des véhicules à moteur qui circulent dans le pays sont « des occasions d'Europe » ne disposant pas souvent de pot catalytique ni d'autres dispositifs d'épuration de gaz. Ces véhicules utilisent de l'essence produite par la compagnie nationale de raffinage (CORAF) avec une teneur en plomb égale à 0,10 g/l. En milieu rural, la pollution atmosphérique est le fait du feu pour la cuisson des aliments à l'intérieur et/ou à l'extérieur des habitations, le chauffage et l'éclairage à l'intérieur des habitations, la lutte contre les moustiques et le brûlis pour l'agriculture.

      Du fait de l'insalubrité dans laquelle sont plongées les villes et les villages du Congo, le tableau épidémiologique est dominé par les maladies dues à la dégradation de l'environnement notamment le paludisme qui représente la première cause de morbidité avec 54 % des motifs de consultation dans la population générale en 2002, les infections respiratoires aiguës (IRA) viennent au second rang des motifs de consultation chez les enfants de moins de 5 ans après le paludisme. Au cours de la même année, 1201 cas de pneumonie dont 40 décès ont été notifiés dans les hôpitaux de Brazzaville. Pour les autres infections respiratoires aiguës, 48942 cas dont 321 décès ont été déclarés. En 2003, à Brazzaville, les IRA représentaient dans les CSI, 33% de tous les motifs de consultation et 29,8% des causes de décès enregistrées dans les hôpitaux auprès des enfants de moins de 5 ans. Les maladies diarrhéiques constituent un important problème de santé surtout chez les jeunes enfants. Au cours des trois dernières années, les maladies diarrhéiques sont passées de la deuxième à la troisième cause de consultation dans les formations sanitaires, après le paludisme et les IRA. Une enquête sur les connaissances, aptitudes et pratiques (CAP) réalisée à Brazzaville en 2000, auprès des ménages, a montré une prévalence instantanée de diarrhées de 70,7 cas pour 1000 dont 13 % de diarrhées sanglantes, l'incidence instantanée est de 3,4.

      En 2002, 19 411 cas de diarrhées ont été notifiés, comprenant 55,4 % de diarrhées aiguës, 22,6% de gastro-entérites aiguës, 14,7 % d'amibiases et 7,4 % de shigellose,

      Une épidémie de shigellose avait éclaté dans le département du Niari au cours des deux derniers trimestres de l'année 2004, avec 222 cas et 7 décès. La précarité des conditions d'hygiène et la mauvaise qualité de l'eau de boisson étaient à l'origine de cette épidémie. Les fièvres typhoïdes, les dermatoses et les parasitoses intestinales sont aussi classées parmi les premières causes de morbidité générale.

      Stratégie

      La stratégie du programme repose sur le renforcement des capacités nationales en matière de: (i) formulation et de mise en œuvre des programmes de développement communautaire intégrés, prenant en compte la composante sante de la lutte contre la pauvreté; (ii) promotion des modes de vie sains et de réduction des facteurs de risques pour la sante lies à l'environnement; (iii) formulation et de mise en œuvre des projets de sante et environnement et de décentralisation des programmes d'hygiène, eau et assainissement dans les districts sanitaires.

      Principales activités

      Renforcer les capacités du ministère de la santé et des autres partenaires pour la mise en œuvre des plans stratégiques de la politique nationale santé et environnement

      Promouvoir la participation des relais communautaires dans la lutte contre les vecteurs

      Renforcer les capacités du ministère de la santé et des autres partenaires pour la mise en œuvre des programmes spécifiques de la santé environnementale (gestion des déchets biomédicaux, programmes villes santé, marchés santé, écoles santé, SARAR/PHAST)

      Développer des outils pour la mise en place d'un système d'information santé et environnement

    • Fièvre hémorragique à virus Ebola

      La Fièvre Hémorragique à Virus Ebola est en passe de devenir une endémie dans le département de la Cuvette Ouest.

      Situé dans une zone de forêt au Nord Ouest du Pays, à environ 800 kilomètres de Brazzaville, le département de la Cuvette Ouest compte six (6) Districts (Ewo, Kellé, Mbomo, Okoyo, Mbama et Etoumbi) pour une population estimée à 83 355 habitants. L'accès dans ce département se fait essentiellement par routes impraticables sur de longues distances, et rarement par avion. Les populations vivent essentiellement des produits de chasse et de revenus liés à l'extraction artisanale de l'or.

      Les districts de Mbomo et de Kellé tous deux frontaliers au Gabon sont victimes des épidémies de fièvre hémorragique à virus Ebola à répétition depuis décembre 2001.

      En décembre 2001 a éclaté dans les Districts de Mbomo et Kellé la première épidémie de fièvre hémorragique à virus EBOLA au Congo qui fait 57 cas et 42 décès, soit une létalité de 73,7 %. Cette 1e épidémie avait 2 sources de contamination, une Gabonaise et l'autre autochtone.

      La seconde épidémie débute en octobre-novembre 2002, avec la découverte des primates (gorilles et chimpanzés) trouvés morts dans la forêt. Les villages Yembélangoye et Mvoula dans le district de kellé ont été les points de départ de l'épidémie qui s'est propagée ensuite dans le district de Mbomo. Cette épidémie a causé 143 cas et 128 décès soit un taux de létalité de 89,5%.

      La troisième épidémie s'est déclarée à la mi-octobre 2003, avec l'enregistrement des cas de fièvre associée à la diarrhée sanguinolente, vomissement, anorexie et asthénie intense dans le village de Mbandza, district de Mbomo. Au cours de cette épidémie 35 cas et 29 décès ont été enregistrés soit un taux de létalité de 82,9%

      Difficultés et obstacles rencontrés sur le terrain

      La dernière épidémie remonte au 18 avril 2005 avec l'enregistrement de décès successifs, en une semaine, de trois chasseurs d'un groupe de braconniers de retour de la forêt. Au cours de cette épidémie 12 cas et 10 décès ont été enregistrés. Soit un taux de létalité de 83%. Cette épidémie a été maitrisée rapidement à cause probablement de l'expérience acquise au cours des premières épidémies.

      • les attitudes hostiles des populations, ancrées dans leurs modèles explicatifs sorcellaires de la maladie, créant parfois un climat d'insécurité pour les équipes médicales ;
      • la mobilité des populations ;
      • l'enclavement de certaines zones géographiques touchées par l'épidémie ;
      • l'existence de peu d'infrastructures sanitaires fonctionnelles ;
      • l'insuffisance de personnel, de matériel, d'équipement, de médicaments et de consommables ;
      • les habitudes alimentaires essentiellement axées sur la consommation de viande de chasse ;
      • le manque de moyens de communication ;
      • refus des familles et des malades de se faire prélever.

      Avant l'apparition de ces épidémies, une mortalité anormalement élevée est constatée chez les primates (gorilles, chimpanzés et singes).

      La gestion de ces différentes épidémies s'est heurtée à plusieurs difficultés inhérentes aux contextes socioculturels locaux notamment:

      Au regard des conditions socio-économiques et culturelles des populations et de l'écosystème forestier du département, le risque de réapparition du virus dans la population humaine demeure très élevé.

    • VIH/SIDA

      Selon l'enquête de séroprévalence de 2003, celle-ci est de 4,2 % dans la population adulte de 15 à 49 ans, avec des disparités importantes entre les différents départements (extrêmes : 1,3 à 10,3 %), entre les zones urbaines et rurales et entre les zones méridionales et septentrionales. Environ 97% des infections sont à VIH-1 contre 3% pour VIH-2 et VIH-1+2.

      De type généralisé, l'épidémie se féminise avec un taux moyen de 4,7 % chez les femmes contre 3,8 % chez les hommes, et un risque de séropositivité plus élevé entre 25-39 ans chez les femmes et entre 35-49 ans chez les hommes. La prévalence du VIH est particulièrement élevée dans les tranches d'âge de 35 à 39 ans (8,4 %) et de 40 à 44 ans (7,8 %).

      graph_vih_sida

      Cette distribution, inégale selon le niveau d'instruction, associe un niveau d'étude secondaire ou supérieur à un moindre risque d'être infecté par le VIH. Le taux de séroprévalence du VIH/SIDA chez les tuberculeux est de 17 %. Le Projet PTME, relève 5 % de femmes enceintes séropositives à Brazzaville et 8 % à Pointe-Noire, et 6.7 % d'enfants nés de mères séropositives.

      La notification des cas de SIDA est passée de 250 cas en 1986 à 13.847 en 2002, avec une prédominance des tranches d'âge allant de 20 à 49 ans. Sur un total estimé de 140.000 PVVIH, seuls 5.861 personnes étaient sous traitement antirétroviral à la fin de 2006. Le nombre d'enfants de moins de 15 ans rendus orphelins du fait du SIDA était de 78.000, soit 46,5% du nombre total d'orphelins. Avec un taux de mortalité due au SIDA de 14 % en 1991 et 21,5 % en fin 2003, le SIDA est considéré comme la première cause de décès chez les adultes de 15 à 45 ans. Le nombre de cas d'IST (17.734) notifiés en 2002 par les formations sanitaires du réseau de surveillance révèle un indice du risque très élevé de propagation du VIH/SIDA.

      Le Congo a développé une réponse précoce pour réduire la propagation de l'épidémie dès les premières années de la découverte des premiers cas en 1983, avec mise en place d'un comité de diagnostic et de lutte contre le VIH/SIDA en 1985 et d'un Programme National de Lutte contre le SIDA (PNLS) en 1987, et la création à Brazzaville en 1994 du Centre National de Transfusion sanguine (CNTS) et du Centre de Traitement Ambulatoire (CTA ). Depuis 2002 , cette réponse nationale, avec quatre plans successifs appuyés essentiellement par l'OMS avec le GPA, mis en œuvre depuis 1987 et interrompus par les conflits armés en 1997, est marquée par un engagement significatif, avec la mise en place d'un Conseil National de Lutte contre le SIDA (CNLS) présidé par le Chef de l'Etat, l'adoption en 2003 du Cadre Stratégique National (CSN) pour les années 2003-2007, l'intégration de la composante VIH/SIDA dans les programmes de lutte contre la pauvreté, et l'institutionnalisation depuis janvier 2007 de la gratuité du traitement par les antirétroviraux. La coordination de cette réponse, est assurée par le CNLS, à travers 4 axes : une coordination nationale, un comité de pilotage, un Secrétariat Exécutif Permanent (SEP/CNLS), des unités de lutte contre le VIH/SIDA dans les ministères et les départements dans le cadre de la décentralisation. Le Ministère de la Santé et de la Population a prioritairement en charge l'organisation des actions d'information, de prévention et de soins médicaux aux PVVIH fréquentant les structures sanitaires publiques et privées.

      Avec la mise en place du cadre stratégique multisectoriel, l'action des partenaires, notamment ceux du système des Nations Unies s'est appuyée sur la programmation commune, le renforcement de la coordination et des capacités nationales, et la mobilisation des appuis et des ressources. Après l'appui avec succès au processus de planification stratégique et l'élaboration de la proposition au Fonds mondial de Lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, l'OMS s'est fortement impliquée dans la mise en œuvre des initiatives 3 x 5 et d'accélération de la prévention du VIH.

      Le cadre stratégique de lutte contre le SIDA, s'articule autour de six axes :

      • Le renforcement de la prévention de la transmission sexuelle, sanguine et de la mère-enfant du VIH;
      • L'amélioration de la prise en charge médicale, psychosociale, socio-économique, juridique et nutritionnelle;
      • Le renforcement de la surveillance épidémiologique par la surveillance sentinelle, l'organisation des enquêtes épidémiologiques et l'appui au système d'information sanitaire;
      • La promotion de la recherche par les enquêtes socioculturelles, comportementales, d'impacts socio-économiques, la médecine traditionnelle et la recherche fondamentale;
      • Le contrôle des IST par la prévention et leur prise en charge;
      • Le renforcement de la coordination, du cadre institutionnel et du partenariat par le plaidoyer, la mobilisation des ressources, le suivi et l'évaluation.

      L'évaluation à mi parcours de ce cadre a permis d'identifier, outre les insuffisances de coordination, les problèmes suivants : : (i) la faible couverture et accessibilité des services de conseil/dépistage, de PTME, et de prise en charge des infections opportunistes et de la thérapie antirétrovirale, (ii) la faible disponibilité et accessibilité aux ARV et le coût élevé des traitements et des bilans de suivi biologique, (iii) la faible sécurité sanguine, (iv) l'insuffisance de traitement des déchets biomédicaux, (v) l'insuffisance qualitative et quantitative des services de prévention (y compris la communication) offerts à la population, (vi) la faible performance des ONG et la faible décentralisation de leurs activités, et (vii) l'absence d'un cadre juridique pouvant assurer la protection des PVVIH contre la stigmatisation et la discrimination.

      Plan stratégique biennal au Congo pour le VIH/SIDA

    • Activités de vaccinations

      Situation du programme élargi de vaccination au Congo et perspectives

      Le Programme Elargi de Vaccination (PEV), a été mis en place en 1981. L'objectif était et demeure la réduction de la morbi-mortalité liée aux principales maladies évitables par la vaccination.

      A partir de 1986, le PEV a connu une amélioration significative de la couverture vaccinale et réalisé l'objectif de l'immunisation « universelle des enfants » (80% en DTC3) et la réduction des maladies cibles. Ces acquis ont pu être maintenus de 1988 à 1992, grâce à l'engagement du Gouvernement et au soutien de la coopération bi et multilatéral (OMS, UNICEF et l'Association Canadienne de Santé Publique). Cet appui financier a continué jusqu'en 1996.

      Le conflits sociaux et les mouvements de population qui se sont déroulé entre 1993 et 1999, ont fragilisé le système de santé. En effet il s'en est suivi des pertes importantes des acquis des formations sanitaires, parmi lesquelles la destruction de la logistique de la chaîne de froid , la défection et la baisse consécutive des ressources humaines, matérielles et financières, qui ont eu pour conséquences, le ralentissement ou l'interruption des activités de vaccination. Depuis le retour de la paix et la relance des activités de vaccination, on assiste progressivement à une inversion de la tendance, en terme d' augmentation de la couverture vaccinale et de baisse de l'incidence des maladies évitables par la vaccination.

      Un plan pluriannuel 2004 -2008 a été développé. Sa mise en œuvre, dans le cadre de l'approche Atteindre Chaque District (ACD) avec l'appui de GAVI et des partenaires, a permis d'améliorer la mise en œuvre du programme. Les couvertures vaccinales de tous les antigènes sont en nette augmentation, la stratégie Atteindre Chaque District est étendue et mise en œuvre dans tous le pays, l'audit interne de la qualité des données est progressivement entrain d'être mis en place et permet d'améliorer la qualité de celles-ci.

      En 2003, à l'occasion d'un projet sur le renforcement du PEV par l'introduction de la vitamine A, celle ci a été progressivement introduite dans le PEV de routine et à ce jour elle l'est complètement. Il en est de même du vaccin contre la fièvre jaune et de la sécurité des injections depuis 2004 (les seringues autobloquantes ont été introduites dans le PEV de routine).

      Cette relance du PEV et ces innovations réussies traduisent la volonté des autorités nationales avec l'appui de la coopération bi et multilatérale d'œuvrer pour le bien être des populations.

      Le Congo a comme bon nombre de pays adopté la nouvelle Vision Stratégique Mondiale pour la Vaccination (GIVS). Celle-ci vient à point nommé pour le Congo, car après une décennie de fréquents troubles sociopolitiques qui ont affecté le secteur santé en général et le Programme Elargi de Vaccination (PEV) en particulier, des efforts sont entrepris depuis le retour de la paix pour relancer les activités de vaccination

    • Ulcère de Buruli

      L'Ulcère de Buruli au Congo

      L'Ulcère de Buruli, maladie chronique et débilitante occasionnant des souffrances atroces aux individus aux familles et aux communautés a été signalé pour la première fois dans le district de Kakamoeka en mars 2000.

      Des cas de cette maladie émergente sont observés dans ce district depuis les années 70. La non maîtrise de l'affection par les agents de santé, rendait la prise en charge difficile et entretenait auprès des populations le sentiment de malédiction. A partir de 1984, la maladie fut signalée dans d'autres villages, tous situés aux abords du fleuve Kouilou et des lacs N'dinga et Nanga dans les districts de Kakamoeka et Madingo Kayes.

      Il a fallu attendre, la confirmation de l'existence de la maladie en juillet 2001, avec l'enquête menée conjointement par les cadres congolais et le consultant OMS.

      L'exploitation des données épidémiologiques disponibles au niveau des services de santé et des données d'enquête ont révélé que l'Ulcère de Buruli sévit dans trois départements du Congo à savoir le Kouilou, le Niari et la Bouenza. Les districts de Kakamoeka et Madingo-Kayes, dans le département du Kouilou sont les plus atteints. La maladie frappe les zones rurales marécageuses reculées, là où les systèmes de santé sont les plus déficients ou inexistants et où les conditions d'hygiène sont à déplorer.

    • Trypanosomiase

      La Trypanosomiase Humaine Africaine (THA), plus communément connue sous le vocable « maladie du sommeil », classée parmi les maladies dites négligées, est en pleine recrudescence au Congo. La maladie frappe les zones rurales, reculées, là où les systèmes de santé sont les plus déficients ou inexistants.

      Les premiers cas de THA au Congo furent détectés en 1896. Entre 1908 et 1920, les foyers furent très étendus et la quasi-totalité de l'Afrique centrale fut atteinte. Durant cette période, d'importantes pertes humaines furent déplorées. Afin des faire face à cette endémie, des secteurs d'hygiène mobiles et de prophylaxie furent crées en 1920.

      Les efforts consentis par les pionniers de la lutte contre ce fléau pendant la période coloniale, à travers les équipes mobiles, bravant les conditions extrêmement difficiles, parcourant plaines et montagnes, savanes et forêts à la recherche des cas et à leur prise en charge, et à la protection des sujets sains par la lomidisation, avaient conduit les pays à maîtriser tous les foyers d'endémie à la veille des indépendances en 1960.

      Pour de multiples raisons, ces acquis n'ont pas été sauvegardés et la majorité des foyers d'endémie de la maladie du sommeil sont à nouveau en pleine reviviscence.

      La maladie touche 5 des 11 départements du Congo à savoir la Cuvette, les Plateaux, le Pool, la Bouenza et le Niari. Les foyers importants sont au nombre de trois :

      • Foyer de la Cuvette qui concerne les districts de Mossaka et de Loukoléla
      • Foyer du couloir qui inclut deux départements Plateaux et Pool. Les districts de Gamboma, de Mpouya, de Makotimpoko et de Ngabé sont les plus atteints
      • Foyer de la vallée du Niari

      L'épicentre de ce foyer se situe dans la Bouenza et principalement dans le district de Bokosongho. Les districts concernés sont les suivants : Bokosongho, Mfouati, Madigou, Nkayes, Nkayi, Loudima et kimongo.

    • Tuberculose

      La tuberculose constitue un véritable problème de santé publique au Congo. Selon la classification de l'OMS, le Congo est un pays à faible population avec forte incidence : cf rapport OMS : WHO REPORT 2006 ; Global Tuberculosis Control). La prévalence estimée est de 18. 035 cas, soit un taux de prévalence 464 cas /100.000 habitants (WHO global report 2006).

      Les guerres à répétition que le Congo a connues ont contribué énormément à la dégradation de la situation de la tuberculose avec l'abandon du traitement, la malnutrition, et la promiscuité et la destruction des infrastructures chargées du dépistage et du traitement des cas.

      Le nombre de malades détectés a augmenté régulièrement de 1179 en 1992 à 9959 en 2005. Le taux du VIH parmi le tuberculeux de 23%.

      La tranche d'âge la plus touchée est comprise entre 15 et 44 ans. Il y a autant d'hommes que des femmes. Le sexe ratio est de 1,4. 85% des cas dépistés proviennent de Brazzaville et de Pointe-Noire, les deux plus grandes villes du pays qui comptent 60 % de la population totale du Congo.

      Le Programme National de lutte contre la tuberculose, mis en place en 1980, a adopté la stratégie DOTS en 1992. En termes de couverture, tous les départements du pays, possèdent au moins un centre de dépistage et de traitement des cas de tuberculose CDT). Malgré l'existence des CDT dans tous les départements, la non intégration du DOTS dans tous les centres de santé intégrés, obligent les malades à parcourir de longues distances en quête de traitement. L'abandon de traitement demeure un problème important dans la prise en charge des cas.

      L'évaluation des malades sous traitement durant la période 2001-2005 : montre un faible taux de succès thérapeutiques de 50% ; un taux de perdus de vue de 27% et un taux de détection de 65%.

      Ces résultats sont à mettre en relation avec l'insuffisance de ressources humaines formées matérielles et financières, de la supervision du personnel, une collecte incomplète des données, des ruptures fréquentes en médicaments et réactifs.

    • Schistosomiase

      La schistosomiase, maladie chronique, insidieuse et débilitante, sévit de façon endémo-épidémique dans certains départements du Congo.

      Cette maladie a été introduite au Congo vers les années 1920, par les ouvriers étrangers travaillant dans la construction du Chemin de fer Congo Océan (CFCO) reliant Brazzaville à Pointe-Noire. Jusqu'en 1979, la lutte contre la schistosomiase se limitait au traitement des cas suspects dans les hôpitaux et les dispensaires. Du fait de l'augmentation croissante de la population dans les centres urbains à risque d'infection, l'ampleur de la maladie s'est accrue.

      Préoccupé par la présence et l'augmentation du nombre de cas avec hématurie, le Gouvernement a pris des contacts avec la République Fédérale d'Allemagne pour la mise en œuvre des activités de lutte. Ces contacts aboutirent à la signature d'un protocole d'accord le 11 janvier et le 23 février 1979.

      En octobre 1979, le projet de lutte démarra ses activités avec l'appui technique et financier de la république Fédérale de l'Allemagne. Des actions de dépistage actif, de traitement de masse et de lutte anti vectorielle furent intensifiées dans tout le pays. Les enquêtes épidémiologiques, faites au niveau des élèves de 5 à 14 ans en 1980, ont montré des prévalences variant entre 91,80% et 86,5% dans la commune de Nkayi et le district de Loudima. Le constat a été que 10% seulement des populations atteintes consultent les formations sanitaires pour les soins. Dans ces localités, l'hématurie était devenue si banale que la population la considérait comme un signe de maturité et de virilité.

      Après plusieurs campagnes de traitement de masse, l'enquête réalisée en 1982 a montré une régression significative du taux de prévalence qui est passé de 86,39% à 31,25% à Nkayi. Le taux de ré infestation par contre est demeuré assez élevé 17% dans l'intervalle de 6 mois. La situation s'est dégradée avec l'abandon de la lutte anti vectorielle et les campagnes de traitement de masse après l'arrêt du projet en 1986.

      Des recherches parasitologiques effectuées par Marc Cullough, consultant OMS en 1962 et par les responsables du projet en 1979, avaient montré que le parasite le plus couramment rencontré au Congo est le schistosoma haematobium.

      Sept départements sur 12 sont affectés par la schistosomiase. Il s'agit de Brazzaville, du Pool, de la Bouenza, de la Lékoumou, du Niari et du Kouilou et la Sangha où un cas de schistosomiase à Schistosoma Mansoni a été dépisté. Les zones les plus touchées sont situées le long du chemin de fer.

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    Le représentant de l'OMS au Comores est Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo

    c/o Bureau régional de l'OMS, Djoué
    Boîte postale 2465
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    Tel: (+47 24137328); Fax:+47 241 37 332

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